19 Février 2011

Les bal des Incendiaires :

Paris_After_Apocalypse_by_JigsawsBFFSi Barack Hussein Obama II, 44e président des États-Unis, a conquis un électorat lassé d’un gouvernement républicain psychotique, il ne se trouve plus beaucoup d’électeurs démocrates pour scander “Yes We Can”. Les promesses s’envolent et la réalité reste; celle d’un système mondial progressant à marche forcée et d’une crise qui creuse, chaque jour davantage, l’abîme entre fortunes fabuleuses et misères sans nom.

Ayant le plus souvent affaire à des masses terrorisées par la puissance policière et militaire des USA, la Maison Blanche semble considérer les évènements de Tunisie, d’Egypte, de Lybie, du Bahrein, d’Algérie, du Maroc ou encore de Jordanie et du Yémen, avec une certaine désinvolture qui confine à l’inconscience. Ses membres semblent penser que “Tout cela n’est au fond pas bien grave et qu’il était temps que ces potentats et autres autocrates cèdent la place à un beau système démocratique à la sauce occidentale”. Et comment imposer un gouvernement mondial si ce n’est en diluant les cultures et les traditions; en gouvernant par concessions ? Lançant de vibrants appels au « changement et à une démocratie authentique » et affirmant qu’« On ne peut indéfiniment exercer le pouvoir par la force », Obama joue à l’incendiaire et trahit ses alliés les plus stables; fussent-ils les plus corrompus.
En multipliant ses appels à des transitions pacifiques, il souffle avec une sidérante inconscience sur des braises qui laissent déjà apercevoir les fumeroles de guerres civiles pour la conquête d’un pouvoir laissé en déshérence. Des pays arabes, telles les monarchies du Golfe persique, alliés officiels de l’Occident mais complaisants avec certains mouvements extrémistes, tremblent désormais d’être les suivants. Qui sera le prochain à ressentir la pointe d’une lame estampillée CIA s’enfoncer dans sa gorge ?

Et pourquoi pas  la République de Djibouti; base avancée de l’Armée Française ? Des heurts entre policiers et manifestants contestant la présidence Ismaël Omar Guelleh ont éclaté voici quelques heures (vendredi 18 février 2011) et plus aucun pays ne semble être à l’abri de cette frénésie de liberté aux allures de flash mob. Qu’importe si les forces françaises qui s’y trouvent basées se voient contraintes à un retrait à la faveur d’un changement de régime… puisque les G.I. seront toujours prêts à les remplacer.

Il émane de tout cela un inquiétant sentiment de perte de contrôle, d’un chaos dont nous ne percevons pas encore les tragiques conséquences. La première est bien évidemment l’extension des zones d’influence des maquis islamistes et des partis du type “Frères musulmans”.

Aqmi

Cette carte fait clairement apparaître l’implantation d’AQMI au Maghreb. Si l’expansion des fous d’Allah était réduite à des zones sahariennes et subsahariennes par ces mêmes pays désormais en perdition, il ne fait aucun doute que ces fanatiques vont commencer – si ce n’est déjà fait – à les infiltrer pour créer associations et autres partis politiques d’aspect on ne peut plus respectable. Le chaos a ceci de commun avec les peuples, et ceci seulement: il précède toujours des naissances et favorise l’émergence de la force brute, primitive. Les civilisations ne sont que les lointains échos de ces éclosions et nécessitent un polissage dont l’Islamisme est incapable.

Le premier effet collatéral de cette désorganisation à vocation globale va prendre la forme de vagues d’immigrations, rassemblant des masses de désœuvrés prenant prétexte des troubles pour fuir leur misère et venir grossir les rangs de l’Islam en Europe,
Le deuxième va bientôt apparaître lors de violents soubresauts politico-religieux d’où émergeront de nouvelles dictatures qui n’auront rien de laïque ni de démocratique; déjà persécutés, chrétiens et juifs seront contraints d’abandonner ces zones pour rejoindre à leur tour une Europe qui prendra de plus en plus des allures de Fort Alamo.
Le troisième effet sera, lorsque les pays producteurs de pétrole seront aux mains des islamistes, un chantage à l’embargo sur l’approvisionnement de l’Occident; conséquence inacceptable pour les Etats-Unis et dévastateur pour les économies,
Quant au quatrième effet, il est contenu dans le sondage commandé par L’Humanité-Dimanche du 17 février 2011, qui titrait: “ Sondage HD-Harris : Les Français sont-ils au bord de la révolte ? : Oui à 58 %”.
La tension intérieure, politique et sociale, étant de plus en plus perceptible dans notre pays, il est vraisemblable que les spéculations et l’effondrement du pouvoir d’achat achèveront une république affaiblie par la corruption et les scandales. Si l’on ajoute à cela un nouvel apport migratoire conséquent, nous pourrions alors subir une déstabilisation similaire à celle que connait aujourd’hui le Maghreb. Cela occasionnerait des manifestations violentes conspuant l’actuel pouvoir et peuplées de pancartes portant l’inscription “Sarko dégage”. Monsieur Obama tiendra-t-il alors le même discours ? Lancera-t-il un nouvel appel, enjoignant à la France de respecter la volonté du peuple; à diviser le territoire national en fonctions de l’importance des communautés ? A modifier nos lois pour y intégrer une part de charia ?

Ce scénario s’achevant par d’inévitables guerres internes suivies d’un conflit mondial est désormais plausible; même si les USA mettent tout en œuvre pour conserver un contrôle de plus en plus illusoire. D’un simple point de vue mental et tactique, ennemis de l’intérieur et ennemis de l’extérieur ne laisseront pas la moindre chance à une Europe colonisée et ne tenant plus que par des intérêts financiers.
L’Amérique et ce nouvel amour de l’Islam qu’incarne Barack Obama, auront joué les pyromanes mais seront séparés de ces troubles par un océan alors que l’Europe sera à portée d’embarcations et essuiera les premiers chocs.

Mais pourquoi Barack Hussein Obama II souffle-t-il tant sur les braises de ce «printemps arabe» ? Cui Bono ? Qu’a-t-il à y gagner ?

Ses dénégations répétées concernant une quelconque appartenance à l’Islam ressurgissent et suscitent de nouvelles interrogations. Pourquoi tient-il tant à intégrer l’Islam à l’identité américaine et insiste-t-il sur son prétendu “message de paix” ? Lorsqu’il parle du “Saint Coran” pour qui roule-t’il vraiment  et de quelle manière a-t’il lu le serment d’allégeance américain ?:

I Pledge Allegiance To The Flag,
Of the United States of America,
And To the Republic For Which It Stands,
One Nation, Under God, Indivisible,
With Liberty And Justice For All

“Je jure allégeance au drapeau,
Des États-Unis d’Amérique,
Et à la République qu’il représente,
Une nation unie sous l’autorité de Dieu, indivisible,
Avec la liberté et la justice pour tous”.

Le regard des pèlerins du Mayflower serait-il désormais rivé sur la Mecque ou Médine ? La bienveillance dont fait preuve ce président américain à l’égard de ses anciens coreligionnaires est en tout cas incontestable. C’est un point crucial des évènements car la vision du Président des Etats-Unis conditionne la politique américaine et celle de ses alliés de l’OTAN. En d’autres termes, pourquoi, en dehors d’un “ukase de mondialisation”,  tient-il tant à la déstabilisation du Maghreb ? Est-ce uniquement pour y imposer la démocratie ? Obama connait trop l’Islam et ses sanglantes sourates pour s’illusionner sur la vraisemblance d’une dissociation du politique et du religieux. Non, une partie de la réponse est ailleurs et c’est sans doute dans ses non-dits qu’il faut la chercher.

Né le 4 août 1961 à Honolulu, dans l’État d’Hawaï, il est issu d’une lignée kenyane musulmane très religieuse et, malgré ses réfutations, a été élevé dans cette idéologie. Dans son autobiographie “Dreams of My Father” (Rêves de mon père), il avoue brièvement avoir fréquenté l’école coranique. De nombreux témoins rapportent que, durant tout son cursus scolaire, et bien qu’également inscrit dans diverses écoles catholiques, il était clairement identifié comme musulman sur les formulaires d’admission.  La famille Obama allait à la mosquée «pour les grands évènements de la communauté» et il lui arrivait de s’y rendre pour la prière du vendredi. Certains indonésiens qui l’ont connu se souviennent de lui comme d’un musulman revêtu du sarong (le vêtement traditionnel des musulmans).

Lors de la campagne présidentielle de 2008, l’actuel président des Etats-Unis a déployé un formidable arsenal médiatique afin de gommer ce passé gênant; minimisant son ancienne appartenance à l’Islam et niant toute pratique religieuse; référence qui aurait en effet été bien mal venue après les attentats du 11 septembre 2001. Pari réussi jusqu’à aujourd’hui. Inquiets, certains journalistes commencent en effet à ressortir des archives des témoignages embarrassants comme celui d’un certain Rony Amir, décrivant un jeune Barack Hussein Obama musulman et «très religieux».

La naïveté étant un trait de caractère peu répandu chez les Présidents américains, il apparait plus que probable que c’est en fait Israël qui est le nœud du problème et détermine son actuelle politique. En effet, malgré les fortes pressions exercées par son administration sur Benjamin Nétanyahou, le gouvernement israélien refuse toujours le gel de la colonisation, la reconnaissance d’un Etat souverain palestinien et la levée d’un embargo qui asphyxie les populations. Ce conflit contribue à la radicalisation de l’Islam. De plus, le durcissement du Hamas et la contestation de la légitimité du président Mahmoud Abbas font d’Israël une dangereuse poudrière que les pays limitrophes pourraient faire exploser au moindre incident un peu sérieux; l’Iran ne serait pas des moindres. L’obsession du contrôle est un trait majeur de la politique.
A la lumière de ces données, il n’est donc pas exclu que les révolutions d’Afrique du Nord, bien orchestrées, visent à faire table rase de régimes vieillissants pour leur imposer des démocraties bienveillantes à l’égard d’un islamisme modéré; faisant office de soupape de sureté; sur le modèle turc; afin de désamorcer l’influence grandissante d’Al-Qaida et de ses affidés. Les Etats-Unis comptent bien jouer un rôle central dans cette reconstruction; histoire de redorer leur blason en se portant garant d’une paix régionale. Les famines qui promettent un autre chaos les incitent à agir promptement.
Dans l’impossibilité de vaincre la pieuvre Al-Qaida, Barack Obama a déjà entamé le retrait des troupes US du Moyen-Orient. Désormais désireux de jouer les passerelles entre Orient et Occident, il espère, à coups de compromis, diluer l’islamisme dans une modération toute occidentale. S’il y parvenait, la position de l’Amérique face au sempiternel conflit israélo-palestinien s’en verrait renforcée et “la paix mondiale serait sauvée”; comme aurait dit Monsieur Chamberlain.

Un adage dit qu’il ne faut jamais négocier avec le diable. Quel dommage que les peuples doivent subir les effets des mortelles utopies de leurs dirigeants…

Cette complaisance face à un Islamisme ignorant jusqu’au mot de “modération” vise le contrôle d’une machine de conquêtes, de guerres, alors que celle-ci ne connait d’autre maître qu’elle-même et ne raisonne qu’en termes de victoires et de défaites. C’est pour cela que les Etats-Unis et l’OTAN ne parviendront pas à imposer des chefs d’Etat qui leur soient favorables et dotés d’un pouvoir fort; ils n’ont fait qu’ouvrir une nouvelle boite de Pandore qui va bouleverser durablement le monde.  En élisant George W. Bush, les américains s’étaient lancés, tête baissé, dans la guerre; en propulsant Barack Obama à la Maison Blanche, ils ont permis à l’Islam d’élargir sa sphère d’influence par la compromission et les concessions.

La duplicité d’Obama à l’égard de ses alliés, qui garantissaient un équilibre au Moyen-Orient, met Israël en première ligne et l’Europe à sa suite. Affamés et miséreux, nés sous le signe du croissant, vont continuer d’affluer vers nous. Ils ne seront que l’avant garde d’une armée islamiste bien plus redoutable que les Etats-Unis  auront poussé sur les chemins de la guerre.

Claude d’Elendil.

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