11 Février 2011

Et vous serez comme des dieux…

olympe

Avortement, euthanasie, bébés éprouvettes et à présent bébés “médicament”, manipulations génétiques, sélections d’embryons humains, trafics d’organes, copyright des semences. L’inhumanité de ces actes préfigure l’extension d’une marchandisation où l’être humain ne vaudra pas mieux qu’une souris de laboratoire.

Saisis d’une frénésie de lois censées remplacer le bon sens et l’amour du Prochain, les hommes de pouvoir légifèrent à présent sur la “Bioéthique”, destinée à définir ce qui est permis et ne l’est pas. Mais comment pourraient-ils discerner le mal que recèlent ces manipulations alors qu’ils n’ont plus d’autre système de référence que le leur; variable au gré des doctrines, des modes et des intérêts ? Quelle que soit la loi votée, le temps, l’éloignement de Dieu et les lobbys scientifiques finiront par obtenir des amendements; jusqu’à l’abolition de toute limite. Ces mêmes lobbys n’accusent-ils pas déjà les Eglises d’archaïsme pour oser s’élever contre leurs orgueilleuses entreprises ? “Tous ces religieux n’ont-ils pas compris que, grâce à ces recherches, toutes les maladies seront vaincues, que l’être humain deviendra un être génétiquement parfait ? Après tout, n’êtes-vous pas contents d’avoir des vaccins et des médicaments pour vous soigner ? Percer les secrets de notre humanité n’est que l’aboutissement d’une médecine moderne dont nous ne pouvons plus nous passer. Les autres pays l’ont bien compris; qu’attendons-nous pour les imiter ?”.

Le discours est, comme toujours, abondant et revêt les apparences d’une éclatante vérité. Même si notre aveuglement nous laisse souvent perplexe et si les guérisons que promettent ces études sont séduisantes, il n’en demeure pas moins qu’il ne s’agit pas de simples cellules sanguines mais d’êtres vivants constitués; que le temps seul sépare de la naissance. Disséquer un embryon humain, peu importe son âge, ou pratiquer un avortement reste un même crime au yeux du Ciel. Alors ? Pourquoi Dieu laisse-t-il faire de telles choses sans réagir ? Le “vivant” n’est-il pas son domaine réservé comme le sont les arbres de la Connaissance et de la Vie cités dans la Genèse ?

Gen 3:6  Et la femme vit que l’arbre était bon à manger, et qu’il était un plaisir pour les yeux, et que l’arbre était désirable pour rendre intelligent; et elle prit de son fruit et en mangea; et elle en donna aussi à son mari pour qu’il en mangeât avec elle, et il en mangea.
Gen 3:7  Et les yeux de tous deux furent ouverts, et ils connurent qu’ils étaient nus; et ils cousirent ensemble des feuilles de figuier et s’en firent des ceintures.

De ce savoir, Adam et Eve connurent leur péché et se cachèrent.  Chassés du jardin d’Eden, entendirent-ils leur Créateur dire ? :

Gen 3:22  Et l’Éternel Dieu dit: Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour connaître le bien et le mal; et maintenant, afin qu’il n’avance pas sa main et ne prenne aussi de l’arbre de vie et n’en mange et ne vive à toujours….!

Gen 3:23  Et l’Éternel Dieu le mit hors du jardin d’Éden, pour labourer le sol, d’où il avait été pris:
Gen 3:24  il chassa l’homme, et plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame de l’épée qui tournait çà et là, pour garder le chemin de l’arbre de vie.

L’arbre de Vie, celui interdisant toute corruption du corps et assurant l’éternité reste hors d’atteinte de l’homme mais ce dernier en conserve une nostalgie; regrettant qu’Adam et Eve n’aient pu s’emparer de ses fruits. Comme le déclarait Arthur C. Clarke  « Toute science suffisamment avancée est indiscernable de la magie »; pourquoi n’en serait-il pas de même des miracles ? En s’efforçant de chasser Dieu de son existence, l’être humain ne dissimule même plus son intention de le remplacer par sa technologie afin de s’auto-déifier. Grâce à sa science, tout lui semble désormais possible, à portée de main. Le “Porteur de Lumière”, plus connu sous le nom de Lucifer, tenta lui aussi de s’élever au dessus de celui qui l’avait créé. Malgré sa puissance et son intelligence qui aurait dû le porter au Bien, il permit au mal d’abandonner son abstraction et de s’incarner avec toutes les conséquences que nous rapporte la Bible.

Après avoir bouleversé la terre et l’eau pour en extraire leurs richesses et avoir pollué l’air, le dernier terrain de chasse auquel l’Homme s’attaque est lui-même. Violant le caractère sacré de son humanité, créé à l’image de Dieu, il se maudit lui-même. Cet eugénisme qui ne dit pas son nom a déjà été utilisé, en d’autres temps périlleux, par des médecins afin de produire des hommes parfaits. Chassé par la porte, le démon revient par la fenêtre en se parant, comme d’habitude, des meilleures intentions.

Oui, tout cela est bien éloigné de Dieu et cette éternité recherchée au travers des microscopes et des éprouvettes n’est qu’une utopie. C’est la négation de notre étincelle de divinité, l’abandon de notre dimension spirituelle au profit d’une conception athée et toute mécanique de la vie.
Nul être humain se prétendant chrétien ne peut s’impliquer à quelque niveau que ce soit dans ces entreprises qui sont la négation de tout projet divin concernant l’humanité. Notre corps n’est pas destiné à durer mais est juste un moyen de nous éprouver; de permettre à notre âme de devenir lumière afin de pouvoir approcher de notre Créateur. Tout le reste n’est que vanités et poursuite du vent.

A quoi travaillent les hommes d’aujourd’hui si ce n’est à une liberté que nous ne tiendrions que de nous-mêmes ? Là encore, la chute des anges n’a-t’elle pas été causée par ce même orgueil ? Un corps parfait livré avec ses pièces de rechange et garanti cent vingt ans ? Peut-être. Mais qu’en est-il de l’âme dont chaque embryon est investi ? Ces idéologies, méthodes mortifères et bénéfices projetés vont à l’encontre de tout bien et nous promettent de grands malheurs. S’il est généralement admis que le mal est l’absence de bien, n’oublions pas que le mal peut désormais s’incarner de bien des façons et se propager au travers des innombrables moyens de communication. L’Antéchrist en sera l’apogée. La Révélation a de tous temps été annoncée comme étant un temps périlleux pour le Chrétien et se rapporte à une époque où “le monde ne supportera plus la sainte doctrine”. Cela se passe à présent; sous nos yeux.

La déréliction, ce sentiment de total abandon, assaille parfois le Chrétien lorsqu’il constate que le mal, dans son immensité, est souvent vainqueur alors que le bien, amour du Père et du Prochain, ne rencontre qu’échecs, trahisons, mépris et railleries. Lorsque ces instants nous étreignent, souvenons-nous du Christ, né dans une étable, parmi les animaux, vivant pauvrement et humblement de son état de charpentier, avant d’être persécuté puis crucifié entre deux voleurs. Suivre le Christ n’a jamais été chose facile; les Evangiles sont là pour nous le rappeler. Quels seraient nos mérites si nous vivions comme les païens, dans une perpétuelle abondance, parmi les richesses et les plaisirs ? Notre foi va à l’encontre du monde car ce dernier est plus que jamais révolté contre son Créateur. Le chaos qui gagne chaque jour du terrain et la grande clameur appelant à une liberté sans limite ne peuvent plus s’accommoder des préceptes de l’Eglise. Ses ennemis feront tout ce qui est en leur pouvoir pour provoquer sa chute.

Cette pénétration dans le mal et la progression des attaques contre la vie nous informeront de l’approche des guerres et de la grande Tribulation prophétisée.

Malgré les péchés du monde, et comme le rapportent les Psaumes, “l’Éternel est miséricordieux, et plein de grâce, lent à la colère et d’une grande bonté”. Il ne tarde jamais en rien et le Châtiment des crimes arrivera en temps voulu.

Rendons grâce à Dieu pour chaque jour de paix qui nous est accordé.

Claude d’Elendil.

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