08 Novembre 2010

Paul dit à son disciple Timothée: « Proclame la Parole, insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte, avec une patience inlassable et le souci d’instruire. Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et l’oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront l’oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. Pour toi, sois prudent en tout, supporte l’épreuve, fais œuvre de prédicateur de l’Évangile, acquitte-toi à la perfection de ton ministère » (2 Tm 4, 2-5).

Le messager annonçant des choses heureuses est bien reçu, avec force témoignages d’amitié et sourires de bienvenue. Le messager porteur d’évènements graves et tristes est accueilli comme un intrus et trouve souvent porte close. Rien n’est jamais entièrement écrit. Dieu connaît toutefois si parfaitement toutes choses qu’il lui est possible de plonger dans l’avenir le plus lointain. C’est sa miséricorde qui nous avertit aujourd’hui afin que nous nous préparions aux épreuves de sa Révélation.

D’autres prophéties renforcent les indications concernant les premiers troubles. La Prophétie de Malachie, dite Prophétie des Papes, vient rejoindre celles de Marie-Julie Jahenny en ceci : Si la devise attribuée à Jean-Paul II était « De Labore Solis » (« du travail du soleil »), indiquant les voyages du pape polonais d’un point à l’autre de l’horizon, celle de Benoît XVI est « De Gloria Olivae ». La signification de cette devise est encore incertaine (quoique j’aie avancé quelques hypothèses dans « Révélation »). C’est en tout cas la 111e et dernière sentence précédant la description de l’avènement d’un ultime pape – hors devise – nommé, « Petrus Romanus », dont le pontificat appartient à une époque encore éloignée.

Dans cette comparaison horizontale des prophéties, on retrouve également le troisième secret de Fatima, annonçant le martyre que le pape doit subir :

« .. un Évêque vêtu de Blanc, “nous avons eu le pressentiment que c’était le Saint-Père ». Divers autres Évêques, Prêtres, religieux et religieuses montaient sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s’ils étaient en chêne-liège avec leur écorce. Avant d’y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruines et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin. Parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches; et de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques les Prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes…

D’autres prophéties associent à cet évènement une guerre civile italienne et l’élection d’un antipape qui, comme le dit Nostradamus, de la sainte doctrine romaine « ne sera trop conforme ». Beaucoup d’yeux s’ouvriront lorsque le trouble civil s’étendra en France ; d’autres lorsque ces événements surviendront.

Tout cela peut sembler si vieux, tellement poussiéreux, tant par l’époque où ces paroles ont été prononcées que par les déceptions qu’elles ont générées au cours de l’Histoire, qu’il est humain de s’en désintéresser. Cette concordance prophétique m’incite cependant à croire qu’il n’en est rien et que cette Révélation annoncée a déjà commencé.

Le temps n’est rien pour Dieu car le temps est humain. Seul l’humain parait grand aux yeux de l’humain. Daniel, 444 ans av. J.-C. avait prophétisé la venue du Christ. Plusieurs prophéties annoncent de la même manière, depuis les premiers siècles, ce que nous contemplons aujourd’hui. Indice supplémentaire, de taille : l’abondance des radios, télés et écrans de toutes sortes. La Révélation doit être connue de tous pour l’édification de chacun. Le hasard n’existe pas.

Notre temps est celui des hommes qui veulent se diriger sans Dieu afin de laisser le champ libre à leur volonté corrompue. Nous pouvons pleurer sur le monde mais nous réjouir que cela prenne fin. Il est dit, dans Isa 30:1 :  Malheur, dit l’Éternel, aux enfants rebelles, qui prennent des résolutions sans moi, et qui font des alliances sans ma volonté, pour accumuler péché sur péché !

Même si l’humanité s’est toujours montrée prompte à succomber au péché que l’on se refuse à présent à dénoncer, l’épitre de Timothée est plus que jamais d’actualité :

2Ti 3:1  Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles.
2Ti 3:2  Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux,
2Ti 3:3  insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien,
2Ti 3:4  traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu,
2Ti 3:5  ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là.

Non, le temps n’est rien ; l’oubli, les plaisirs et la perte de foi des nations qui furent chrétiennes occultent encore ce qui vient et qui porte si bien son nom : Révélation.

*

Le brouhaha dans lequel nous vivons, peuplé d’écrans, de musique et de paroles vaines, est semblable à une fumée nous dissimulant la parole divine. Les gouvernements renchérissant d’efforts pour bâtir ce grand gouvernement mondial sont désormais sourds à toute raison. Mais revenons quelques instants sur terre. Quelques mots :

Les grèves d’octobre 2010 n’ont pas abouti au retrait de la loi sur les retraites. Le gouvernement français jubile en ignorant délibérément le contentieux ouvert avec une partie non négligeable de la population. L’échec de ces manifestations prouve que ce modèle de protestation n’est plus adapté à l’obtention de revendications syndicales. D’autre part, la méthode de paralysie de l’économie par les grèves dresse les salariés les uns contre les autres et finit par être nerveusement et financièrement insupportable.  Il suffit par ailleurs de comparer les images de mai 1968 et celles d’octobre 2010 pour constater l’apathie de la population.

On assiste à une résignation populaire ayant de multiples causes ; un désintérêt de la chose politique, une impression d’inutilité des actions entreprises, la crainte que peut faire peser une déstabilisation du régime sur son confort quotidien et le désarroi d’une population salariée financièrement étranglée par les jours de grèves non rémunérés. Ces différents éléments, liés à la raison qui murmure à beaucoup qu’il n’y a pas d’autre solution que de porter les retraites à 62 ans, permettent au gouvernement français de crier victoire. Des conseillers du pouvoir, comme Claude Guéant, Henri Guaino, Raymond Soubie ou Georges Tron (souvenez-vous du « poteau de boue » : Il n’y a pas de fermeté en lui : ils l’ont mené ; ils l’on dirigé. Voilà le portrait de cet homme) renchérissent d’arrogance et de certitudes.

J’ai écouté plusieurs interviews de ces hommes et ai, à chaque fois, été frappée par leur mépris extrême pour leurs interlocuteurs. Des petits marquis hargneux et dédaigneux n’auraient pas parlé différemment à leurs valets. Tout régime, même le plus vertueux, développe tôt ou tard une aristocratie dont l’utilité finit toujours par être remise en cause . La morgue, fatuité et l’orgueil de nos dirigeants ne laissent rien présager de bon. Comme Louis XI se plaisait à dire : Lorsque l’orgueil va devant, honte et dommage le suivent…

Le refus de tout dialogue conduit de fait à une situation de blocage. Certains syndicalistes, afin de ne pas perdre définitivement la face, annoncent une nouvelle mi-temps dans les urnes. 2012. Si jamais la France atteint sans encombre les prochaines élections présidentielles, le système en place nous rejouera sans doute l’air dissonant de l’alternance. Mais l’illusion commence à faire long feu car les électeurs savent que les deux partis majoritaires sont… majoritairement d’accord sur la politique mondialiste à tenir. Les lois votées par les uns ne seront pas, ou peu, changées par les autres et le peuple français ne sera pas davantage consulté sur son avenir qu’il ne l’est à présent. Combien de temps peut-on mettre un peuple devant des faits accomplis et l’asservir à coups de lois et de menaces ? Les soupapes de sûreté que constituaient la représentation proportionnelle des partis politiques ou l’obtention quasi-mécanique d’améliorations sociales après les grèves sont désormais bouchées. Ce musèlement, conjugué à un goût immodéré des peuples pour toutes les libertés, induit une tension et un mécontentement qui, tels de la lave sous pression, devront tôt ou tard se frayer un chemin à la surface. Le « grand coup » annoncé, qui va être frappé par Dieu, verra l’explosion du volcan ; pour le plus grand malheur de la Chrétienté. L’humanité qui en ressortira, renouvelée, sera bien clairsemée et prête à se tourner vers Dieu.

Obsédés par leurs ambitions, les hommes qui dirigent le monde ne ressentent ni l’envie ni le besoin de se tourner vers ces prophéties qu’ils qualifient de superstitions d’un autre âge. Laissons faire le temps et observons d’où la vérité émergera.

En attendant, les chrétiens d’Orient subissent le martyre dans une bien coupable indifférence. La poignée qui doit arriver en France ne connaîtra qu’un trop court répit.

Claude d’Elendil.

Contact

Compteur gratuit